Bons palettes dans la grande distribution : Carrefour tourne la page grâce à MagicPallet.

MagicPallet fait désormais partie des solutions à privilégier dans le cadre des accords RSE de Carrefour avec ses fournisseurs industriels. Ce n’est pas seulement une reconnaissance commerciale — c’est la concrétisation d’un projet de fond mené depuis 2024 pour simplifier opérationnellement la gestion des palettes Europe entre les 31 bases logistique du groupe et ses fournisseurs alimentaires. Et l’un des premiers résultats tangibles de cette collaboration, c’est la fin des bons palettes. 

Un bon palette, c’est en théorie une forme simpliste de reconnaissance de dette. En pratique, il est souvent le maillon faible de la chaîne de restitution des palettes Europe. Notamment pour les bases logistique qui gèrent chaque mois des centaines de livraisons et d’enlèvements et suivent des comptes palettes avec autant de fournisseurs et de transporteurs. Mais ça c’était avant.

Voici comment Carrefour a tourné la page. 

Carrefour x MagicPallet : une collaboration qui a transformé la gestion des palettes Europe dans la grande distribution.

Un chantier lancé en 2024 sur le périmètre le plus coûteux.

Carrefour lance en 2024 un vaste chantier d’optimisation de la gestion de son parc de palettes Europe. Premier périmètre concerné car le plus coûteux : les restitutions de palettes aux fournisseurs alimentaires depuis les bases logistique nationales. 

Le constat de départ est sévère. Un double suivi manuel des dettes palettes avec des dizaines de partenaires transporteurs et des centaines de fournisseurs qui génère des problèmes en cascade : 

  • Mauvaise connaissance des dettes fournisseurs à l’origine de remboursements tardifs, de litiges récurrents et d’achats de compensation inutiles 
  • Absence de visibilité sur les flux entrants et sortants des bases logistique 
  • Gestion chronophage des bons palettes, des prises de rendez-vous et des enlèvements de palettes à quai 
  • Multiplicité des partenaires transporteurs à coordonner 
  • Faible taux de restitution global 

MagicPallet remporte l’appel d’offre. Un pilote d’un an est lancé sur 23 bases logistique et 3 fournisseurs parmi les plus gros volumes de palettes à restituer.

Des résultats qui parlent d’eux-mêmes. 

Depuis le début de la collaboration en 2024 :

KPIRésultat
Mouvements centralisés sur le logiciel 61 338 
Palettes Europe mouvementées1 232 319 
Taux moyen de restitution fournisseur 97 % 
Palettes relocalisées606 786
Kilomètres à vide évités623 152
Euros économisés en coût de transport 747 782 €
Tonnes de CO2 évitées 561 t
Dépassement objectif REP EPRO 2030 Emballages de regroupement+140 %

Un seul interlocuteur — MagicPallet — remplace désormais 40 partenaires transporteurs pour l’organisation des retours palettes. La simplification opérationnelle est totale. La maîtrise des achats et de l’empreinte carbone finit de convaincre. 

La collaboration s’étend désormais à l’ensemble du périmètre national — 31 bases logistique et des centaines de fournisseurs alimentaires. 

Les bons palettes : le point de douleur de la GMS que Carrefour a enfin résolu.

Pourquoi les bons palettes sont un problème structurel pour la grande distribution.

Pour un distributeur comme Carrefour, la gestion des bons palettes est un sujet opérationnel chronophage qui pèse sur la productivité des équipes.  

L’émission des bons est une tâche administrative lourde. Chaque livraison sur une base logistique génère un bon palettes — preuve que le transporteur a bien livré des palettes qu’il doit récupérer. Pour 31 bases logistique qui réceptionnent des dizaines de livraisons par jour, l’émission manuelle de ces bons mobilise un temps conséquent sur une journée de travail.  

La multiplicité des chargements représente un coût caché. Faute de massification organisée, les enlèvements de palettes se font de manière fractionnée — un transporteur pour quelques palettes ici, un autre là. Des transporteurs peuvent ne pas honorer leur rendez-vous. D’autres, au contraire, se présenter sans rendez-vous. De nombreux aléas à gérer qui impactent l’activité de la base logistique. 

Le logiciel de gestion des palettes de MagicPallet met un terme à l’émission et à la gestion de ces fameuses reconnaissances de dettes.

La digitalisation du suivi de dette : en finir avec le bon, papier comme numérique.

La gestion collaborative de MagicPallet : le solde digital fait foi. 

La vraie rupture ne consiste pas à passer du bon papier au bon numérique mais à supprimer l’existence même du bon. C’est tout l’enjeu de la gestion collaborative de MagicPallet. 

Le principe est simple : chaque mouvement de palettes — livraison, enlèvement, régularisation — est déclaré directement dans le logiciel de gestion du parc palettes par la partie qui l’effectue. L’autre partie — fournisseur, transporteur ou base logistique — reçoit une notification et valide ou conteste le mouvement depuis son propre compte. 

Si le mouvement est validé : le solde est automatiquement mis à jour. Fiable, incontestable, sans aucun document à produire. 

Si le mouvement est contesté : un process de résolution 100 % digitalisé s’ouvre. Photos, CMR, commentaires peuvent être joints directement à la contestation. La résolution est tracée, les responsabilités clairement définies. Finis les litiges qui traînent pendant des mois. 

Résultat : plus besoin de bon papier ni de bon numérique comme reconnaissance de dette. Le solde digital fiabilisé par les deux parties fait foi — et il est disponible en temps réel pour toutes les parties concernées sur le logiciel de MagicPallet. 

Comment Carrefour l’utilise avec ses fournisseurs.

Carrefour importe via fichier Excel les flux de palettes réceptionnées sur ses bases logistique. Les fournisseurs, depuis leur compte MagicPallet, valident ou contestent les mouvements saisis par Carrefour au fil de l’eau. Chaque solde est mis à jour automatiquement. 

Quand la dette avec un fournisseur atteint un seuil d’alerte — soit un camion complet de palettes à restituer — le logiciel génère automatiquement une alerte et préremplit une demande d’échange. Les gestionnaires emballages des bases logistique n’ont plus qu’à indiquer les créneaux d’enlèvement souhaités. MagicPallet organise le repositionnement des palettes directement chez le fournisseur. 

Plus de bon à émettre. Plus de suivi manuel. L’ensemble du processus est digitalisé, automatisé et traçable. 

Cette organisation a permis à Carrefour de passer d’une gestion dispersée entre 40 partenaires transporteurs à un interlocuteur unique pour l’ensemble de ses restitutions fournisseurs, d’atteindre un taux de restitution moyen de 97 % et d’économiser 747 782 € uniquement en coût de transport depuis le début de la collaboration. 

Ce qu’il faut retenir.

La gestion des palettes ne devrait jamais reposer sur un document qui peut se perdre, ou expirer. Pour un distributeur, le coût de cette gestion manuelle est considérable — en temps, en litiges, en performance opérationnelle. 

La gestion collaborative de MagicPallet supprime ce coût à la source en fiabilisant les soldes palettes entre toutes les parties — bases logistique, fournisseurs, transporteurs — sans administratif, sans relance, sans litige non résolu. Et pour aller encore plus loin, MagicPallet supprime également les transports pour restituer les palettes grâce à l’échange entre professionnels, et donc les coûts et émissions de CO₂ associés.

C’est le choix qu’a fait Carrefour. Et les chiffres donnent envie d’en faire autant. 

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